Prendre de la hauteur

Publié le par Osiris, The Niobium-Titane God




DJ CC Jung  "Angel dust diesel" :
























Nous vivons une époque tourmentée, chaotique et traumatisante et les derniers soubresauts de l'actualité au Proche-Orient n'incitent guère à l'optimisme à plus long terme tout comme le réchauffement climatique, les famines, la misère galopante et la « dépression» toute relative pour notre élite planétaire. Notre impardonnable sottise de moutons dociles et suicidaires nous mène nulle part. Les uns prétendent que l'histoire s'est accélérée depuis quelques décennies avec son lot de crises successives, de mutations douloureuses et de changements irréversibles tandis que d'autres assurent que notre histoire ressemble à rien d'autre qu'une litanie de heurts, de conflits et de joies éphémères depuis que le monde est monde. Rien de nouveau sous le soleil en somme. La laideur persistante accompagne donc l'humanité comme une ombre familière à moins qu'elle ne reflète l'exacte et grotesque amplitude de notre locale suprématie, allez savoir...

 

Un présent laid et méprisable ravi par les imposteurs de toutes sortes, le culte du veau d'or en guise de spiritualité en toc et en stock, un passé récent fait de boucheries collectives et de rares progrès significatifs, un avenir incertain, voilà autant de raisons de prendre, épisodiquement, le temps de faire abstraction du réel pour s'offrir une plage de rêve, d'oubli et de détente à peu de frais. Le temps de souffler pour chasser les remugles du quotidien. La musique offre justement une alternative intéressante pour remédier au poison insidieux en mobilisant les sens amoindris, en titillant l'imaginaire endormi depuis trop longtemps, écrasé qu'il est par l'incessant matraquage des envies frelatées et des besoins induits.

Le remède à la morosité et à la soupe populaire qui fait office de soupape officielle ? De la musique, encore de la musique et toujours de la musique. Rien de plus simple en fait : un investissement minimal (un lecteur) pour une offre maximale depuis l'avènement de ces réseaux d'échange qui permettent à chacun de se lancer dans une exploration joyeuse et illicite des immenses ressources soniques de notre planète à disposition. La culture est notre patrimoine et le patrimoine tout comme la mémoire, ne sont pas des valeurs marchandes. Quelques minutes de rêveries pour se déconnecter et plonger dans un autre monde où la rumeur du cœur s'harmonise avec les humeurs de l'âme ? Choisissez la partie « ambient » qui offre une palette infinie de douces sonorités propres à la méditation, à la relaxation et à la réflexion élevée.









"L'Ambient est un genre de musique électronique dont les limites sont difficiles à définir. Le terme, inventé par Brian Eno, désignait au départ par la vocation du genre à constituer une musique d'ambiance ou, plus précisément, une musique "de fond" (Eno avait justement composé un premier album d'ambient intitulé Music For Airports). Par la suite, c'est plus la prédominance des nappes et l'absence de beat qui ont servi à définir le genre.
 " (lien Wiki). Brian Eno et sa musique pour aéroports permettent en effet de décoller vers une autre dimension, il s'agit là d'un bon hub pour s'élancer ensuite vers la galaxie ambiante qui se nourrit des sonorités ethniques puisées dans les tréfonds de la mémoire (polyphonies, rythmes cultuels, transe chamanique), des arpèges cotonneux des synthétiseurs japonais, des brumes vaporeuses du Jazz et de la techno dark, de la musique sérielle ou planante d'hier et d'aujourd'hui. Tous les sons sages, sagaces, sinueux et soyeux, s'unissent dans cette musique de chambre si particulière pour instaurer un climat, une humeur, une texture d'imaginaire... Libre à vous de composer ensuite (royale) votre langueur du jour... L'ambient, c'est un embarquement sonore vers ce continent intérieur, vers cet univers intime de la pensée où les portes de la perception ressemblent à des ailes de papillon battantes et à des acouphènes mystérieux et hallucinogènes. Il s'agit d'une passerelle vers les nuages, d'un pont suspendu au dessus du monde, d'un parcours initiatique vers autre chose, vers un autre tempo en adéquation avec le monde vibratoire. La destination ? Là où le ciel et la terre ne font qu'une aube éthérée, là où vagabondent des sortilèges et des elfes bavards, là où la réalité apprend à se rêver loin du fracas étouffé, là où chantent les sirènes et les bardes immémoriaux qui ont tellement à raconter encore. Loin, « anywhere but out of this world »....

 

Le goût de la musique « ambiante » est partagé sans exception par tous les membres du collectif avec des préférences et des couleurs prononcées pour chacun mais aussi des accointances improbables parfois. Pêle-mêle, tous ont cité Pink Floyd, Satie, Debussy, Messiaen, Massive Attack, Cocteau Twins, Ravel, Steve Reich, Dead can dance, Future sound of London, The Orb, OMD, Boards of Canada, Biosphère, Tangerine dream, Orbital, Al Di Meola, la musique traditionnelle hindoue, celtique, hawaïenne, malienne/guinéenne, Kraftwerk ("neonlights", "radioland"), Yellow Magic Orchestra, Cure (les premiers albums), le Jazz en général, Cesaria Evora, 808 State, Dalis car, Leftfield, Vangelis, Ennio Morricone et tant d'autres qui ont traversé le tunnel de nos consciences en laissant des souvenirs émus et une trace indélébile dans notre mémoire collective. 


DJ CC Jung  "Angel dust diesel"
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c'est ce que vous voulez, ce que vous ressentez, ce que vous imaginez, tout et rien, un interlude, une ouverture, une respiration, un souffle...  « Qui n'a connu ces admirables heures, véritables fêtes du cerveau, où les sens plus attentifs perçoivent des sensations plus retentissantes, où le ciel d'un azur plus transparent s'enfonce dans un abîme plus infini, où les sons tintent musicalement, où les couleurs parlent, et où les parfums racontent des mondes d'idées? » - Charles Baudelaire...






 

 




Lien :


 

Ambient - Wikipédia 



Osiris

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Publié dans Story

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