Bio express...yourself
Une des particularités du groupe DJ CC Jung et de son excroissance naturelle, Machine Mood, réside dans le fait qu'il ne s'agit pas là d'une découverte ou d'un nouveau groupe désireux de faire sa place au soleil.
Créé en 2004 à partir d'une idée géniale de Vincent Z (ingénieur en herbe dentelée), le groupe s'est construit peu à peu en intégrant des DJ's aux univers éclatés et un graphiste sous peyotl (Chen Ying). Tout ce concentré de cultures musicales interlopes fut heureusement encadré par un chimiste du son un peu dérangé, Osiris dit DJ CC Jung.
Le projet s'est ensuite articulé autour de l'idée que le son et l'image allaient de pair et que le mariage des deux univers ne pouvait que conduire à de joyeuses agapes. Le premier album autoproduit, « Electro Lab » (2004) a donné le ton en proposant une musique inédite parce que délivrée de toute étiquette. « X rays radio », une année plus tard, confirmait que le bouillon de culture se transformait en un athanor sonore d'où émanait un son désormais identifiable, un mélange d'expérimentations électro à la Stockhausen, de « Miami sound » pour les lourdes basses, de scratches cinétiques et de savante destructuration harmonique et rythmique.
La même année, en 2005, paraissait le troisième opus, « Patchwork » qui faisait la synthèse des premiers albums en y apportant une touche plus maîtrisée.
Au rythme d'un album par an, DJ CC Jung enchaînait avec le très conceptuel « Kosmik Kosmonaute », album spatial, décalé et nerveux qui puisait son énergie dans des sphères lointaines et étoilées. Considéré comme introuvable sur notre planète et ailleurs, ce disque culte marque en fait un véritable tournant pour le groupe désormais confiant dans son orientation artistique.
Pris d'une frénésie artistique étourdissante, DJ CC Jung publia dans la foulée un double album « Dream'n bass skunk », un brûlot hanté par les thèmes de l'actualité, de l'urgence et de la guerre.
Patchwork by Chen Ying
Après cette débauche de son et de fracas planétaire, le groupe s'est offert un repos bien mérité en effectuant un long voyage au Tibet pour retrouver des vibrations énergétiques plus positives. Cette plongée dans une Asie mystérieuse et spirituelle a laissé des traces palpables déjà dans les nouvelles compositions (Blue Book, Free Tibet 2) de DJ CC Jung, un bouquet sonore intitulé « The mysterious synchronicity of the gold flower ». Voilà une allusion claire à l'influence exercée par le psychanalyste Carl Gustav Jung sur les membres du collectif. Depuis, les savants fous de la MAO se sont attelés à la conception d'un nouvel opus, « The niobium-titane heart of Osiris »...
Extrait du dernier album en cours de conception, "Passpass training (Propaganda Due)"...
Antoine Copain (membre d'honneur du collectif)